Voici l’introduction de ma recherche. Si vous avez quelques critiques à me faire, allez-y. Introduction
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Mise en situation et motivation personnelle
Pourquoi avoir choisis ce sujet ? Je le vois comme un des défis de mon siècle : comment parvenir à sortir les populations les plus défavorisées d’une situation d’extrême pauvreté sans entrer dans une logique d’assistance ? C’est un fait : les banques ne prêtent pas aux pauvres ! Alors, que faire ? Par exemple, créer des structures qui donneront à tous ces gens l’accès à un petit capital, remboursable à des taux plus justes et sur une période plus échelonnée.Ils pourront ainsi entrer dans une boucle économique et générer leurs propres revenus ! Voilà une des bases de ce qu’on appelle le micro crédit ! Le micro crédit ? Un mot faisant partie du vocabulaire de ce que l’on appelle la micro finance ; un terme qui désigne les services financiers (entre autres microcrédit, micro assurance ; épargne solidaire,..) destinés aux personnes exclues des systèmes financiers classiques, pour leur permettre de développer une activité ou de subvenir à un besoin. Popularisée par un homme formidable (d’ailleurs prix Nobel de la paix en 2006) à travers la « Grameen bank », cette finance qui aide des dizaines de millions de personnes dans les pays pauvres s’est également imposée dans les pays du Nord comme un outil de lutte contre l’exclusion via la mobilisation de divers acteurs : associations, établissements bancaires, pouvoirs publics,…
- Cadre générale du sujet
En 2006, 1 milliard d’êtres humains vit avec moins de 1 dollar par jour ce qui représente le seuil de pauvreté extrême et ils sont près de 3 milliards à moins de 2 dollars par jour, seuil de pauvreté généralement utilisé. Le potentiel de développement de la microfiance s’élève donc à plusieurs milliards de bénéficiaires, rendant ainsi envisageable la création de milliards d’emplois stables. On peut affirmer que la microfiance rencontre aujourd’hui un réel enthousiasme.En voici les principales raisons : prioritairement, l’indispensable lutte contre la pauvreté tirée d’un constat élémentaire qui est en premier lieu la famine dans bon nombre de pays en développement et la pauvreté omniprésente… A défaut d’emploi salarié ou de système efficace de protection sociale des milliers de personnes dans le monde sont obligées de développer une petite activité artisanale ne fut-ce que pour nourrir leur famille. Pourtant, 80% de la population mondiale n’as pas accès aux services des banques traditionnelles Parallèlement le nombre de personnes gérant une micro entreprise rentable est estimé à 500millions.D’après un rapport du sommet du microcrédit 2006 seuls 81.9 millions de personnes démunies ont accès à des services de microfinance.Ces chiffres démontrent qu’il existe une demande potentielle énorme alors que l’offre est encore nettement en dessous des besoins… Il faut cependant rester optimiste car toujours selon ce même rapport la couverture des clients les plus pauvres serait passée de 66.6 millions fin 2004 à 81.3millions fin 2005 soit un taux de croissance de 23% ! Ensuite certains succès du microcrédit suscitent un réel (et récent) intérêt du public.L’exemple le plus célèbre est la fameuse « Grameen bank » au Bangladesh : avec seulement 50dollars de crédit accordé à une dizaine de pauvres au début des années 70, Muhammad Yunus ne pensait certainement pas que 20 ans plus tard, c’était plus de 2.000.000 de clients qui se rendraient dans sa banque !La réussite de Grameen démontre assurément que la « bureaucratie » habituelle fait rarement le poids face à un projet qui réunit théorie, bon sens, écoute et proximité.Grâce à cette approche pragmatique, la microfinance a su créer un marché là où toutes les banques classiques ont presque toujours refusé de s’engager. En fait, pour elle la difficulté essentielle est la taille insuffisante des prêts souhaités par les micro entrepreneurs : elle n’augmente pas assez leurs résultats nets et en plus le coût de l’ouverture d’un compte d’épargne souvent associé à l’obtention d’un crédit et le coût de l’analyse du dossier sont élevés. De plus un crédit de faible montant entraîne presque toujours la fixation d’un taux d’intérêt élevé ce qui entraîne une défiance envers les emprunteurs. Enfin, la microfinance et la création d’entreprise offrent de réelles occasions de stabilisation politiques à partir desquelles il devient envisageable de construire des politiques cohérentes de développement économiques. Ne nous voilons pas la face pour autant , la microfinance connaît aussi de nombreux ratés mais faut-il décider pour autant de ne rien entreprendre ? Quoiqu’il en soit, une manière positive de voir les choses est toujours plus stimulante, donc croyons-y ! Dans ce travail, après avoir donné une brève définition de la microfinance, je tenterai de faire un bref petit historique puis de voir si elle s’avère ou non rentable.Je vous parlerai également du soutien des états et de la coopération internationale.Je continuerai avec un -petit- tour d’horizon de la microfiannce dans le monde et la possibilité qu’elle soit une des solutions aux problèmes de développement.Bien que je ne porte un regard très positif sur la microfiance, je resterai objectif et j’aborderais donc les aspects négatifs qu’elle comporte. Enfin je tenterai une conclusion en suivant vos consignes : présenter les perspectives et poser les bonnes questions…Ainsi j’espère susciter votre intérêt ce sujet que j’ai trouvé quelquefois un peu complexe mais toujours passionnant !
Publié par zathak